Une étude de
Scansafe indique une hausse de 55% ces trois derniers mois des téléchargements pirates au travail.
En cause la peur du gendarme qui pousse les gens à préférer prendre des risques au travail plutôt qu'à la maison. Et les entreprises ne savent pas trop gérer les flux internes pour retrouver les misérables d'où un certain sentiment d'impunité.
On a plus de détail dans l'analyse du rapport par
Orange Business Services (l'offre professionnelle d'hébergement de France Télécom). Ils ont pris quelques plaintes réellement reçues et nous expliquent comment ça marche. Bon, ce sont plus des lettres d'information/menace.
Déjà, les lettres sont émises par des sociétés de surveillance du réseau mandatées par les ayants-droits.
Première nouvelle, les vidéos (films, séries) représentent la quasi-totalité des plaintes. Les mp3 et autres warez sont quasi inexistants. J'y vois deux raisons :
- La musique se partage via des clés, des téléphones, plus rarement par le Web ;
- les Majors vivant maintenant des subsides et autres taxes anti-piratage de l'État, si le piratage musical disparaissait, ils s'effondreraient.
Deuxièmement, les protocoles surveillés sont du P2P : la Mule et Torrent. Toujours pas grand chose à craindre en Direct Download (rapidshare et Megaupload).

À droite, une plainte reçue pour un téléchargement de Banlieue 13. C'est grave la honte quand même. Cette plainte vise la personne qui a signé le contrat avec OBS. Donc le représentant légal, le directeur informatique ou le patron.
À lui ensuite de faire retomber la faute sur quelqu'un d'autre, mais il faut une preuve et d'après le spécialiste sécurité d'OBS, très peu de sociétés tracent ce genre d'informations.
Conclusion : Sauf si votre service informatique est super fort, vous pouvez continuer à télécharger au boulot (et à lire ce blog), c'est le patron qui tombera si ça chie.