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mardi 16 novembre 2010

Le crime ne paie pas

L'autre Pied, un restaurant de cuisine française à Londres s'est fait avoir le 10 novembre avec la technique de la petite clope dehors à la fin du repas, auparavant surnommée Resto basket.

Bien habillé, agréable, pas trop gourmand et surtout légèrement vêtu, le couple s'est barré discretos en laissant une facturette de 672 euros dont 480 de champagne.
Petite blagounette supplémentaire, ils avaient réservé sous le nom de Lupin.

Malheureusement, la police a arrêté deux suspects quatre jours plus tard et ils n'en étaient pas à leur coup d'essai.

Leçon du jour : pensez toujours à voler aux pauvres, les flics font l'enquête sérieusement quand on vole chez les riches

(source)

mardi 2 novembre 2010

Le café le plus cher du monde

Permettez-moi de vous présenter mon nouveau pote à poils, je l'ai appelé Sergio parce qu'il a une bonne tronche, non ? Sergio est un petit Luwak, ou Paradoxurus Hermaphroditus pour ceux qui jouent au Scrabble, ou juste une civette pour les Français.

Sergio, il habite en Indonésie et il adore les grains de café qu'il boulotte tranquillement dans son coin. Sauf que, il les digère pas bien du tout et après il fait tout plein de petites crottes avec les grains dedans.

La suite écœure à peu près le monde entier, sauf nous parce qu'on mange déjà du boudin et des escargots alors on est pas à ça près : on récupère les petites crottes de Sergio et on les torréfie, et ça donne le Kopi Luwak, un café parait-il incroyable avec un bon petit goût caramélisé. Mmmmh, miam miam !

Evidemment, c'est assez rare, alors c'est cher. Mais cher comment? Allez savoir parce que pour Wikipedia, ça vaut 1000 dollars le kilo sur la page Kopi Luwak et juste 500 sur la page Luwak.

Et donc, d'une pierre deux coups, vous apprenez un truc que vous saviez pas et vous avez une nouvelle preuve que Wiki c'est vraiment super fiable.

Si vous voulez tester, amis parisiens, vous pouvez en trouver à 585 euros du kilo à la Grande Epicerie ou 3,50 l'expresso rue Saint-Honoré, comme raconté ici.

vendredi 22 octobre 2010

Comment on fait les nuggets

Après la photo, la vidéo.

Papa, comment on fait les nuggets et les knackis ?
Eh ben c'est facile, on broie tous les déchets et on passe au tamis pour récupérer tout ce qui n'est pas de l'os. Donc les boyaux, les viscères et autres tuyaux qui étaient auparavant jetés à la poubelle parce que même les chiens n'en voulaient pas.

Oui, c'est dégueulasse et pourtant vous continuez à en acheter.

Et si vous n'arrêtez pas, je vous montre comment on fait le surimi.

mercredi 13 octobre 2010

Cinq explications pour le paradoxe français

Les étasuniens nous détestent pour une simple raison : le paradoxe français.

Ce terme, inventé en 1922 par un français met en évidence une petite contradiction : les français mangent beaucoup, fument, boivent et pourtant ils vivent plus vieux que le reste du Monde et font deux fois moins d'infarctus que les étasuniens.


Voici cinq raisons à ce petit miracle, proposées par un journaliste qui a perdu une taille de pantalon en trois semaines chez nous à bâfrer comme un... comme un français quoi et qui ne comprend pas pourquoi nous ne sommes pas tous des gros balourds à la démarche en canard.



Raison numéro 1 : Ne pas grignoter entre les repas

On ne grignote pas, c’est tout.

Bon, on ne rechigne pas sur une crêpe ou un pain au chocolat au goûter et aucune baguette ne revient de la boulangerie sans avoir perdu un croûton sur le trajet.

Mais on ne s’arrête pas à 18h au McDo pour un en-cas de deux double cheeseburgers au bacon XL en attendant le repas du soir.




Raison numéro 2 : L’expresso

Le jus de chaussette n’est pas apprécié en France.

Commandez un café et vous obtiendrez une tasse contenant un expresso simple et sans sucre.

Café du matin, café de milieu de matinée, café de fin de repas, café de l'après-midi et café après le dîner.
Soit quatre ou cinq expressos qu’un français moyen se descend par jour.

À ce rythme, notre métabolisme est en marche forcée toute la journée.


Raison numéro 3 : L’essence coûte 1,5€/L.
Alors qu’aux USA, c’est plutôt 0,60€/L.

On préfère donc marcher, prendre les transports en commun et encore marcher ou faire du vélo, ou marcher.


Raison numéro 4 : La bouffe industrielle
On ne s’en rend pas compte mais la France est encore assez épargnée par les horreurs de la mal bouffe.

Certes, on voit de plus en plus de gens qui mangent au Coca ou qui bouffent le soir un hamburger aux micro-ondes mais en règle générale, ce qu’on mange provient d’aliments entiers.

Aux USA, le sirop de glucose-fructose est fortement subventionné et le sucre importé est très taxé.
Donc toute l’industrie alimentaire fonctionne là-bas avec du sirop de maïs chimique qui ne coûte pratiquement rien, donne du goût à tout et améliore le temps de conservation.

Chez nous, on préfère notre brave betterave qui produit du bon saccharose bien naturel et comme ça coûte un poil cher, que c’est chiant à transporter et à conserver, on n’en met pas partout.


Raison numéro 5 : Le déjeuner sans fin.
On aime manger longtemps. Passer une heure à table n’a rien d’exceptionnel pour nous. Ça l’est pour un étranger habitué à manger entre deux rendez-vous dans un couloir.
Et manger lentement permet de recevoir plus précisément le message de votre estomac qui vous prévient qu’il est plein.

Bonus : Cigarettes.
Les Français fument toujours. Malgré l’interdiction de fumer dans les bars et restaurants, la cigarette fait toujours partie de notre vie.
Et ceux qui ont pris 10 kilos après avoir arrêté de fumer comprendront de quoi on parle.



Et pour ma part, j'ajouterais le vin rouge avec modération, la sieste, le pain, la volaille au bon cholestérol, les poissons et la réglementation sur les pesticides. Et aussi la chance.

(source)

mardi 12 octobre 2010

Petite devinette culinaire

Allez, une devinette super facile pour finir la journée en douceur.

Qu'est-ce que c'est que ça ?
Ouh miam miam, on dirait de la bonne glace à la fraise, non ?

La réponse (en image) dans la suite...
Tadaaa !!



Eh ouais, c'est le tout début de ce qui va devenir un bon vieux Nugget...

Techniquement, ça s'appelle du "Poulet séparé mécaniquement", ça existe aussi avec le bœuf, la dinde ou le porc (pour faire les saucisses à hot-dog par exemple) et ça a été inventé dans les années 60.

Pour augmenter les rendements, une fois qu'on a enlevé les plus gros morceaux de viande, on fait passer la bête à haute pression à travers un tamis et il ressort cette espèce de patouille, mélange de tout ce qu'il reste de l'animal moins les os...

Voilà voilà, bon appétit, je sais que vous penserez un peu à moi la prochaine fois que vous irez au McDo ! 

lundi 13 septembre 2010

Les naissances au zoo

On me dit souvent "oui, ton site l'Animalerie (NDLR : Tu te crois où ?) c'est pas mal mais ça manque de bébés animaux...".

On me le dit beaucoup au bistrot d'ailleurs.
Et chez Carglass (j'avais un impact plus petit qu'une pièce de deux euros, ils m'ont mis une résine spéciale, enfin je m'égare).

Alors pour qu'on arrête de me casser les pieds avec ça, voici un site qui recense toutes les naissances dans les parcs zoologiques du monde entier.

Sur Zooborns, à vous les bébés rhinocéros, les bébés otaries et autres bébés dauphins.



Je trouve le site incomplet. Pas un bon de commande, pas une recette de cuisine.

samedi 17 avril 2010

La cuisine au micro-ondes

Après l'article sur les conseils anti-suicides sur les plats cuisinés, voici le livre le plus déprimant de l'année : La cuisine au micro-ondes pour un.

Comme l'auteur le précise, ce livre est spécialement fait pour :
  • Les mères qui ont la flemme de faire la cuisine (Busy Households Full of Individual Tastes)
  • Les étudiants suicidaires (College Students)
  • Les pauvres (Cost-Conscious Households)
  • Les dépressifs (Individuals Living Alone)
  • Les diabétiques (Individuals on a Special Diet or Any Diet)
  • Les couples qui savent pas cuisiner (Newly Weds)
  • Les vieux (Retired Couples)
  • Les militaires qui ont fini leur ration de singe (Single Military Personnel)
  • Le veuf qui comptait sur sa femme pour lui faire la bouffe (Widows and Widowers)
  • Et bien sûr, vous ! (Yourself!)
Voilà, bon courage, tout ça, tenez bon, la vie peut être belle.

lundi 29 mars 2010

Des conseils anti-suicide sur les plats cuisinés

Les fabricants de plats cuisinés surgelés souhaitent indiquer au dos de leurs emballages en part individuelle une série de conseils pour éviter les suicides.

D'après le directeur de la communication d'une marque bien connue des amoureux de la cuisine au micro-ondes :
"Des études montrent que les gens qui consomment nos plats cuisinés en part individuelle sont à 73% dépressifs. Or la dépression pousse au suicide. Ce qui est inacceptable sur une gamme de produit avec une telle marge."
De plus, une étude a montré que la vision d'un plat qui tournait seul sur le plateau du micro-ondes avait un effet psychologique fort et pouvait devenir le "déclencheur" d'une tentative de suicide.

Pour lutter contre ce fléau, un collectif est en cours de rédaction de quelques conseils :
  • Sortez à l'air libre au moins 30 minutes par jour ;
  • Ne sautez pas les repas et dormez au moins 8h par jour ;
  • N'hésitez pas à demander à vos amis et votre famille de passer du temps avec vous ;
  • Utilisez l'ouverture facile pour ouvrir le plat, profitez-en pour jeter les objets tranchants de votre logis ;
  • Attendez de vous sentir bien avant de faire les choses qui vous déplaisent ;
  • Évitez l'alcool et les médicaments, ils ne vous feront sentir que plus mal ;
  • Réservez du temps pour les choses qui vous rendent joyeux ;
  • Préférez la compagnie de gens qui ne sont pas déprimés ;
  • L'intégrale de Chopin n'est pas une bonne musique à écouter toute la journée.
Ces petits textes seront placés à côté des conseils de préparation, avec une police plus petite afin d'obliger les consommateurs à allumer la lumière chez eux voire à ouvrir les volets.

Pour les cas vraiment désespérés, un projet de vidéos sur internet de gens mangeant la même chose que vous est à l'étude.

Si toutes ces indications portent leurs fruits et induisent un fléchissement des baisses constatées des ventes lors de l'automne et de l'hiver, les sociétés concernées pensent étendre le système à d'autres gammes :
"Nous imaginons utiliser d'autres petites indications sur les produits de commerce équitable par exemple. Afin d'éviter d'avoir une clientèle exclusivement composée de gros cons imbus d'eux-mêmes."
À suivre donc.
(source)

lundi 15 février 2010

Les chauves-souris tiennent bien l'alcool

Une étude de canadiens rigolos montre que certaines chauves-souris se sont habituées à ingurgiter des fruits fermentés et donc à haute teneur en alcool.
Contrairement aux animaux de la savane qui bouffent du marula, les chauves-souris arrivent à monter à 3 grammes (si j'ai pas confondu BAC et alcoolémie) et continuent à voler bourrés tels de vieux pilotes d'Air France. Après tests, le taux d'alcoolémie n'a d'influence ni sur le déplacement au sol ni sur l'émission/réception des échos.

D'après le biologiste qui s'amuse à faire boire les chauves-souris, cette résistance serait une capacité génétique liée à l'habitude : "je bois souvent donc je tiens mieux l'alcool". Et comme je bouffe des fruits dont personne d'autre ne veut, je suis fort et je fais plein d'enfants.

Une théorie qui mélange le darwinisme et l'incitation à la consommation fréquente d'alcool, je ne peux qu'adhérer.
Pour conclure, évitez quand même de choisir en fin de soirée le mec en costume Batman pour vous ramener, l'étude montre que seules les chauves-souris d'Amérique Centrale font de bons capitaines de soirée.

Vous pouvez lire l'article complet sur le site du National Geographic.



Digression : Vous aviez remarqué que "National Geographic" ne veut rien dire ? Ce sont deux adjectifs mis bout-à-bout. Comme si en France nous avions un journal qui s'appelait "Jeune et Jolie". Ah, on me dit dans l'oreillette que ça existe.

vendredi 5 février 2010

Space cake, la recette

Après les sablés Helvetica, je reste dans ma période cuisine avec ce petit mode d'emploi pour faire des cookies Space Invaders. Ou autres, en déclinant l'idée.
Histoire de faire bonne impression à l'anniversaire du petit-neveu...

jeudi 4 février 2010

Mieux que les pâtes alphabet...

Parce qu'on peut être graphiste et nonobstant aimer se faire des sablés : l'emporte-pièces Helvetica !

(Oui, le machin pour donner des formes aux gâteaux, ça s'appelle comme ça, je sais, ça fait toujours bizarre de réaliser que les tiroirs de la cuisine, c'est pas juste pour ranger le décapsuleur...)

Pour la pâte, ici par exemple, celle du supermarché du coin, c'est trop dégueu...

jeudi 12 novembre 2009

Des chaussons en petits pains

Hou, qu'ils sont jolis ces petits chaussons !

Attention ce n'est pas pour manger. C'est juste pour la classe.
Ils seront livrés chez vous dans une belle boîte à chaussures.
Par contre (oups, en revanche) pour les prix, je vais me les faire moi-même...

mardi 3 novembre 2009

Comment manger une banane ?

Je met cette vidéo car dernièrement, alors que j'utilisais cette technique, des gens se sont moqués de moi. Et pourtant, c'est effectivement comme cela que font les singes.

En effet, tirer sur la tige lorsque la banane est trop mûre demande un effort sur le corps, ce qui a pour conséquence de pétrir l'intérieur.
Essayez et vous verrez.

mercredi 30 septembre 2009

Concours culinaire

cari de boeuf
Récemment, j'ai déménagé sur l'île de la Réunion. Lors d'une fête locale, un concours de cari était organisé.
Il s'agit d'un plat typique local à base d'oignon, d'ail, d'épices et de tomates, servi avec du riz et qui accompagne des viandes, poissons ou œufs.
Suite au désistement d'un des juges, les deux restants (natifs de l'île) m'ont demandé de les assister en ma qualité de cuisinier de la métropole.
Craignant les plats trop épicés, je leur demande si c'est raisonnable.
Ils m'expliquent que ceux présentés ici n'allaient pas être trop pimentés. Suite à leur assurance, je deviens donc le juge numéro 3.

Voici les notes du concours :
  • CARI # 1 – LE RED VESUVIO DE MICHOU LE TARÉ.
Juge 1 -- Un peu trop de tomates à mon goût. Coup de fouet intéressant.
Juge 2 -- Agréable saveur de tomate. Assez peu épicé.
Juge 3 (Moi) -- Nom de dieu, c'est quoi cette horreur ? Ca doit décoller la peinture ce truc ! Il m'a fallu avaler deux Dodo (la bière locale) pour calmer la brûlure. J'espère que ce cari était le pire d'entre eux. Sont complètement tarés.
  • CARI # 2 – LE CARI À RÉACTION DE MAMA TIPOUZE
Juge 1 -- Très fumé, avec un arrière-goût de porc. Légèrement relevé d'Espelette.
Juge 2 -- Goût barbecue intéressant. Plus de piments l'aurait rendu plus passionnant.
Juge 3 -- A tenir hors de portée des enfants. Je ne sais pas trop ce que je dois noter sur ces plats, à part la douleur qu'ils m'infligent. J'ai du repousser deux personnes qui pensaient que j'étais en train de faire un arrêt cardiaque. Il m'a encore fallu deux Dodo pour survivre.
  • CARI # 3 – LE CARI FAMEUX ET FUMEUX D’ALFRED
Juge 1 -- Cari pimenté excellent. Grande saveur derrière la force des piments.
Juge 2 -- Un peu trop salé, bonne utilisation des piments.
Juge 3 -- Appelez Greenpeace, je viens de découvrir un site d'enfouissement d'uranium. Et j'ai l'impression d'avoir sniffé du Destop par le nez. Mais maintenant les gens sont rodés et m'amènent directement une bière après chaque bouchée de cari, afin d'éviter que je m'embrase. J'ai du mal pour respirer et quand j'essaie d'avaler de l'air, je fais des bulles avec ma bouche. Je fais aussi des bulles de larmes avec mes yeux quand je cligne. En plus, je commence à être bourré avec toute cette bière.
  • CARI # 4 - MAGIE NOIRE
Juge 1 -- Un cari avec du riz noir et presque aucune épice. Décevant.
Juge 2 -- Soupçon de citrons dans le riz, intéressant pour accompagner du poisson ou d'autres plats légers mais ce n'est en aucun cas un cari.
Juge 3 -- j'ai senti un truc passer sur ma langue mais je suis incapable de ressentir quoi que ce soit au niveau du goût. Je me demande s’il est possible de bruler les capteurs de la langue ? Mimi, la serveuse reste maintenant derrière moi avec une caisse de bière. Cette vieille créole de plus de 100 kilos commence à m'exciter... le cari serait-il aphrodisiaque ?
  • CARI # 5 – LES LÈVRES EN FEU DE NATHALIE
Juge 1 -- Beaucoup de viande, très relevé. Du piment oiseau fraichement pilé ajoute un petit je ne sais quoi, très impressionnant.
Juge 2 -- Un cari de viandes émincées, manque de tomates. Je dois avouer que le piment d'oiseau sait se faire remarquer.
Juge 3 -- J'ai les oreilles qui bourdonnent, mon front sue et je n'arrive pas à faire le point avec mes yeux. J'ai pété et quatre personnes derrière moi se sont senties mal. La préparatrice du plat s'est offusquée parce que je lui ai dis que j'allais avoir des lésions au cerveau à cause d'elle. Ma langue s'est mise à saigner beaucoup mais Mimi la serveuse a cautérisé avec de la bière. Les autres juges m'ont demandé d'arrêter de geindre sans arrêt, qu'ils aillent se faire foutre.
  • CARI # 6 - MELI-MELO VEGETARIEN DE VARGA
Juge 1 -- Maigre mais vif. Très bonne balance d'épices et de piments.
Juge 2 -- Le meilleur pour l'instant. Utilisation osée et généreuse des piments, de l'ail et des oignons, Superbe.
Juge 3 -- Mes intestins ne sont plus qu'un tuyau rigide rempli de flammes et de soufre. Je crois que mon dernier pet n'était pas vraiment contrôlé et j'ai l'impression que ça bouffe le bois de ma chaise. Personne n'ose plus rester derrière moi, à part Mimi. Je ne sens plus mes lèvres, je ne sens plus mes dents, je ne sens plus rien et je sue du piment. Je voudrais plonger mon derrière dans de la neige fraîche.
  • CARI # 7 - STUPEUR ET TREMBLEMENTS
Juge 1 -- Un cari médiocre avec des piments en boîte.
Juge 2 -- Comment dire, on a l'impression que le cuisinier a jeté une botte de piments dans le cari au dernier moment. Sans intérêt. J'aimerais souligner que l'état du juge 3 m'inquiète de plus en plus. Il a l'air complètement défoncé et ne cesse de proférer des jurons.
Juge 3 -- Allez-y, mettez-moi une grenade dans la gorge, tirez la goupille, je suis sûr que je ne sentirai rien. J'ai perdu la vision de l'œil droit et les voix me parviennent comme si j'étais sous l'eau. Ma chemise est recouverte de la sauce tomate qui bave doucement de ma bouche. Mon pantalon est empli d'un gaz nauséabond que je produis par intermittence, toutes les 30 secondes environ. Je ne suis pas sûr des 30 secondes, le temps me semble une notion bien vague maintenant. J'en viens à souhaiter que l'un des juges allume une cigarette pour mettre fin à mes souffrances. J'ai décidé d'arrêter de respirer, c'est devenu trop douloureux et ça ne servait à rien, je n'arrivais plus à filtrer l'oxygène dans mes poumons. Pour respirer, je vais brancher directement un tuyau sur le trou qui se forme dans mon estomac.
  • CARI # 8 – LE CARI À DÉFRISER LES CHEVEUX DE KIKI
Juge 1 -- Idéal pour clore le concours. Pas agressif mais assez relevé pour prouver qu'il est bien vivant.
Juge 2 -- Ce dernier cari est un plat très équilibré, ni fade ni épicé. C'est vraiment dommage d'en avoir perdu une grande quantité quand le Juge 3 a lâché une caisse, est tombé dans les pommes en s'écroulant sur la marmite brulante qui s'est renversée sur sa tête. Je ne sais pas s’il survivra à ça. Pauvre zoreille (métropolitain), encore heureux qu'il n'a pas eu à gouter à un plat très relevé comme on les fait par chez nous.

(source)